À tous ceux qui attendent avec impatience le vendredi soir

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Il y a quelques semaines, tout était parti d’un tweet.

Un vendredi soir, en observant pas mal de monde qui discutait dans le métro, je constate que la majorité des gens autour de moi sont heureux pour une seule chose : d’avoir fini leur semaine de boulot, et d’être enfin en week-end, comme s’ils n’attendaient que ça et que leur vie était en standby du lundi matin au vendredi soir.

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Vous avez été très nombreux à réagir à cette réflexion, que ce soit sur Facebook, sur LinkedIn et sur Twitter. Vu le nombre de d’interactions et réponses (plus de 1.000 commentaires au total), je n’ai pas pu répondre à tout le monde, je prends le temps de le faire en détails aujourd’hui dans cet article. Mais je remercie chaque personne qui a réagi à cette réflexion, on est là pour échanger et discuter. La formulation de ma phrase était très directe mais parfois c’est comme cela qu’on déclenche le débat et les discussions. Merci à tous ceux qui ont contribué intelligemment au débat.

Si vous voulez lire tous les commentaires, rendez-vous sur ce tweet, ce post LinkedIn ou ce post Facebook. Beaucoup d’idées et réactions intéressantes.

Rentrons dans quelques explications. On repart de la phrase de départ.

Ça me fait toujours sourire les gens qui attendent le vendredi soir avec autant d’impatience. Si tu n’es pas heureux dans ton job, change ! C’est pas facile tous les jours, mais on a le droit d’aimer se lever le matin pour aller bosser. Trouve ta vocation, pas juste un job. Si tu ne t’éclates pas maintenant tu ne le feras pas plus à la retraite. Le but dans la vie c’est d’être aussi content un lundi matin qu’un vendredi soir !

La question n’est pas le week-end

Cette réflexion n’est pas à propos du week-end en lui-même. Évidemment qu’on est tous heureux d’aborder 2 jours de liberté où l’on peut faire ce que l’on veut, moi le premier. Voyager, sortir, profiter de sa famille et de ses potes. Ne rien faire, se reposer, bosser sur un projet perso, aller faire du sport. Mais ce n’est pas l’objet de ce dont je veux parler.

Non, ce dont je veux parler, ce n’est pas ce qu’il se passe après le vendredi soir, c’est qu’il se passe avant. Depuis le lundi matin. J’ai l’impression que pour beaucoup ces 2 jours de bonheur le week-end sont précédés par 5 jours de calvaire. Ou en tout cas une semaine que l’on subit inlassablement, sans avoir la possibilité de la contrôler. Comme si on était enfermé dans un tunnel sombre pendant plusieurs jours et qu’on ne commençait à voir la lumière le vendredi à 18h.

Reprendre le contrôle de sa semaine

Ce n’est pas facile tous les jours, on est d’accord. Le marché du travail est d’une rare brutalité, et avoir le job de ses rêves est quasi-impossible. Mais si au lieu de subir son quotidien, on essayait d’optimiser un peu notre vision des choses pour être davantage à l’aise tous les jours ?

Le but dans la vie c’est d’être aussi heureux le lundi matin que le vendredi soir. Je vois beaucoup de gens dans une bonne situation (un job confortable et pas de galères majeures dans leur vie) qui redoutent le lundi comme si c’était une prison inévitable.

Si tu as une bonne situation, profite de ta semaine. Ça te prend un tiers de toute ta vie. Si tu n’es pas heureux dans ton job, ce n’est pas facile de changer, d’oser changer de carrière, mais il faut essayer. Trouve ta vocation, trouve ce dans quoi tu es bon, ce dans quoi tu peux faire la différence, ce dans quoi tu te sens utile , ce dans quoi tu peux t’épanouir, ce que tu serais fier de raconter à tes parents et à tes enfants.

Essayer malgré la difficulté

Vu de loin ces propos peuvent paraître utopistes, mais j’ai bien relu plusieurs fois cet article avant de le publier, et je tiens à insister. On a tous des objectifs complexes, des processus à gérer, des difficultés diverses et variées, des moments de flop, quelqu’un dans son équipe que l’on n’aime pas, un problème dans sa vie perso qui nous monopolise l’esprit, un état de fatigue qui nous empêche d’être au top.

Et pourtant, je ne dis pas qu’il faut arriver tout sourire au travail et faire un pas de danse en arrivant à son bureau. L’important c’est vraiment d’être à l’aise dans son environnement. Comprendre que dans un job il y a des choses que l’on ne contrôle pas (sa hiérarchie, les projets des autres, l’inertie d’une entreprise), et il faut les accepter, il faut faire avec. Et d’autres choses que l’on contrôle (ses projets, ses relations directes avec ses collègues, ses prises de parole en réunion, ses choix), et là il faut être à l’aise, il faut s’épanouir dans ce qu’on peut contrôler.

Il y aura toujours des hauts et des bas, des jours nuls, des jours de fatigue, des jours où un projet ne se passe pas comme prévu, des semaines entières de nocturnes pour boucler un projet. Mais sur le long terme, votre job définit qui vous êtes. Faites en sorte que quand vous regardez en arrière vous ayez un sourire de fierté et d’accomplissement. Si ce n’est pas le cas, c’est peut-être que vous n’êtes pas à votre place. Pas forcément de votre faute, mais il faut prendre du recul et vraiment réfléchir à ce que l’on veut.

J’ai toujours trouvé que la citation juste en dessous était ridicule, mais elle prend tout son sens ici.

Life isn’t about waiting for the storm to pass. It’s about learning to dance in the rain.

Je pense que le sujet mérite d’être discuté, débattu, retourné dans tous les sens, mais surtout d’y réfléchir et de se poser la question. Ravi d’en discuter avec vous en commentaires. Et restons constructifs, j’apprécie les avis contraires à mon discours (quand ils sont constructifs) – et ce sont justement ces discussions qui sont enrichissantes pour chacun.