Faut-il forcément craquer pour tous les nouveaux objets connectés ?

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L’année 2014 était sans conteste l’année de la démocratisation des objets connectés dans nos sociétés occidentales. On prévoit plus de 30 milliards d’objets connectés utilisés dans le monde en 2020 (étude du cabinet Gartner), et d’autres études avancent le chiffre de 80 milliards. Tous les secteurs d’activité sont touchés : loisir, maison, santé, parents, auto-moto, multimédia, sécurité, sport, nutrition, sexe, mode, etc.

1. Beaucoup de choix, oui mais

Mais est-ce qu’on est vraiment prêts à utiliser 20 objets connectés par personne dans notre vie quotidienne ? Certains peut-être, mais pas tout le monde. Ce que je veux dire, c’est que même si les objets connectés sont une révolution sans précédent dans l’histoire, il ne faut pas forcément s’y plonger corps et âme sans réfléchir. L’intérêt des objets connectés, c’est d’améliorer la vie quotidienne, de la rendre plus simple et plus intelligente, pas de la complexifier.

Si on achète tous les objets connectés qui sortent, on se retrouve avec des dizaines voire des centaines d’objets qui nécessitent d’être utilisés régulièrement. Il faut arriver à un équilibre, où l’on gagne quelque chose (du temps, de l’argent, de l’énergie, du plaisir…) au lieu de perde du temps ou de l’argent dans des gadgets qui n’apportent que peu d’avantages dans sa vie.

2. Toujours préférer la qualité à la quantité

Voilà le topo, les objets connectés sont à portée de tous et sont des produits d’utilisation courante désormais, il faut désormais savoir bien acheter, bien choisir les produits qui vont nous servir, et pas ceux qui vont finir dans un tiroir.

Privilégier la qualité à la quantité des objets connectés que l’on intègre dans sa vie quotidienne, c’est d’essayer de monter en gamme, d’acheter des objets connectés un peu plus chers que d’habitude. Une montre connectée à 300€ vaut mieux qu’une montre connectée à 50€ qui se casse en quelques semaines, ou qui n’a pas assez de fonctionnalités, ou dont le design est approximatif. Vous verrez qu’en réduisant le nombre d’objets connectés que vous utilisez et en montant en gamme sur chaque objet, vous pouvez exploiter leur potentiel au maximum et vraiment bénéficier de tous leurs avantages.

3. Mes objets connectés préférés de cette année

De mon côté, j’ai pu tester pas mal d’objets connectés cette année, donc autant vous parler de mon expérience. Si j’ai envie de tester à peu près tous les objets connectés qui sortent, je n’en utilise que peu dans la vie quotidienne. Je suis plutôt adepte de la simplicité et du minimaliste, et je n’utilise vraiment que les produits qui me semblent utiles et pertinents. Comme je vous disais, je donne beaucoup d’importance à la qualité et la pertinence des objets connectés.

Prenons l’exemple des bracelets connectés. J’en ai pu tester quelques-uns récemment. Voici mes impressions sur chaque modèle.

  • Up (Jawbone) : petite déception.

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Un des premiers modèles qui est sorti en France et sûrement le plus connu. Niveau design, même si c’est loin d’être ma préférence, on peut quand même dire qu’il est réussi, il reste discret. C’est plutôt dans l’utilisation complexe que j’ai été déçu. En fait, le bracelet Up propose de nombreuses fonctionnalités. Trop de fonctionnalités, et on s’y perd un peu dans la cohérence globale. Il faut indiquer son humeur du moment avec des smileys, mais on ne sait pas trop pourquoi. Globalement, on s’amuse avec le bracelet les premières semaines en regardant le nombre de pas effectués, et puis les semaines passent, et l’intérêt diminue, on finit par se lasser un peu.

  • Flash (Misfit) : simple et efficace.

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Le Flash est le second modèle commercialisé par Misfit après le Shine. Pour résumer, le Flash est la version light de son prédécesseur. C’est un bracelet connecté orienté fitness et lifestyle, qui reprend les grands principes du secteur : nombre de pas, activités sportives, calories, etc. Sur le papier, rien de révolutionnaire. Ce qui m’a plu dans celui-ci, c’est que l’utilisation est assez simple, l’interface très fluide, pas de fonctionnalités inutiles, et une impression générale que le Flash s’intègre dans ta vie sans te déranger, en restant discret et en faisant le boulot dans l’ombre. J’aime beaucoup le principe également que ce ne soit pas vraiment un ‘bracelet’ connecté mais une puce connectée, que l’on peut accrocher à un bracelet (fourni lors de l’achat) ou à son porte-clés, ou à son jean, ou à ses chaussures, ou à son monteau, etc. Si vous ne voulez pas le porter en bracelet, on peut le mettre en fait n’importe où.

  • miCoach Smart Run (adidas) : encore quelques optimisations nécessaires.

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Vous avez pu le suivre, cette année j’ai encore plus couru que d’habitude, notamment avec ma team de running et la #boost battle run organisée avec adidas dans Paris. Pour courir, j’utilise généralement mon smartphone pour enregistrer mes parcours et mes performances. Mais il est bien connu que pour être plus précis, moins encombrant et plus efficace, il faut opter pour la montre de running. Du coup, j’ai eu la chance de pouvoir tester la montre miCoach, qui s’accompagne d’une application mobile du même nom sur votre smartphone. Côté design, je la trouve un peu trop imposante à mon goût, mais elle reste toutefois moins grosse que d’autres montres (ex: Garmin). Dans l’utilisation, l’app est plutôt orientée sur le coaching et l’optimisation de vos performances, plutôt qu’une simple application de tracking. Parfait si vous avez envie de progresser et que vous courez beaucoup. Pas forcément utile si vous êtes plutôt à la cool. Pour finir, le GPS pourrait être un peu plus précis et facile à utiliser. En résumé, si j’ai plutôt apprécié l’utilisation au global, quelques optimisations sont bienvenues.

Il faudrait que je teste le tout nouveau modèle qui est sorti cette année chez adidas : la Fit Smart, moins onéreuse (200€ vs. 400€), avec un design beaucoup plus réussi, et j’imagine une utilisation plus efficace.

  • Galaxy Gear (Samsung) : un fort potentiel.

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Quand Samsung a sorti sa toute première montre connectée, j’ai pu la tester, en association avec le Samsung Galaxy Note 3. Juste avant de parler de la montre, petite remarque sur le smartphone : j’ai été très agréablement surpris par la finition de l’appareil, une texture simili-cuir très élégante, un écran très grand parfait pour les vidéos, et le stylet plutôt pratique. Un excellent appareil Android qui a sérieusement concurrencé mon Nexus. Bref, revenons à la montre. Côté design, le modèle noir est assez discret, encore un peu gros mais sans faute de goût. L’utilisation avec le smartphone est très simple : on peut installer plusieurs applications sur la montre, qu’on peut utiliser exclusivement dessus ou en complément du smartphone. On peut lire ses textos sans sortir son smartphone, répondre à un appel, prendre des photos, lire sa timeline Twitter, contrôler sa musique, lancer le suivi d’une activité sportive, etc. Globalement, j’ai été ravi de l’utilisation, même si la majorité des applications peuvent se faire avec le smartphone. C’est un accessoire intéressant et complémentaire. Pas indispensable mais très agréable à utiliser. De nouveaux modèles sont sortis plus récemment chez Samsung, notamment la Gear Fit, qui semble plus optimisée et plus discrète.

Voilà pour les bracelets et montres connecté(e)s que j’ai pu tester en 2014. Pour cette année, ceux que je souhaiterais essayer : la montre connectée de luxe Montblanc, la miCoach Fit Smart dont je vous parlais dans cet article, la Withings, et enfin la Motorola 360.

Et vous, quels objets connectés avez-vous utilisés et quels sont ceux que vous souhaitez acheter cette année ?