L’importance de se déconnecter de la technologie

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Je sais qu’avec ce titre, beaucoup de gens vont se dire : “genre lui il se déconnecte.” Eh bien oui, même si je passe ma vie avec mon téléphone et plein d’autres gadgets, on a tous besoin de se déconnecter, c’est vital, c’est essentiel, et j’ai l’impression maintenant d’être bien placé pour le savoir.

Addiction à la technologie

Quand on est accro à la technologie, à l’internet, et qu’en plus on bosse dans le domaine, donc obligé d’y être 24h/24, on se sent dans un autre monde. Je ne dirais pas qu’on est déconnectés de la réalité, car internet fait partie intégrante de la réalité, ce n’est pas virtuel, c’est seulement invisible à l’oeil nu. Simplement dans un autre monde, quand on est community manager ou autre poste dans le web et la com, notre vie est faite de retweets, de @mentions et de followers. Nos journées sont rythmées par les buzz et les likes, du matin on soir connectés, la pause midi sponsorisée par Instagram.

Tout ça pour dire : on vit internet, on bouge internet, on mange internet, on boit internet, on rêve internet, on se divertit internet, on fait l’amour à internet. Quand on y passe tout son temps professionnel et beaucoup de son temps libre, c’est l’overdose. Un milliard d’informations à la seconde, il faut tout retenir, il faut réagir à tout, il faut être à la page, ne pas se perdre, tous nos sens sont éveillés pour digérer l’information. Le problème, c’est que l’information arrive de façon continue, dans des proportions démentielles. Impossible de tout digérer, on vit dans l’urgence, on survit dans cet univers qui va beaucoup trop vite pour nous.

Burnout moderne

Résultat : on ne sait plus ce qu’il se passe dans le monde, on oublie la TV, on oublie la radio, on oublie les livres, on oublie les voyages, on se désorganise avec ses proches. Le burnout moderne. On ne sait plus où donner de la tête, comment réfléchir, que faire en premier, par quoi commencer, c’est la pagaille, le stress, l’angoisse.

À ce moment là. Il faut arrêter. Il faut partir. Il faut stopper. Il faut se ressourcer. Ne jamais laisser le burnout vous submerger. Cela dépend de chacun, mais au moins une fois par an, sans technologie, à chacun son degré de sevrage. De mon côté, il me le faut plusieurs fois par an. Un bol d’air pour mes neurones.

Une seule solution : partir et tout débrancher

Sur la photo de cet article, c’est moi en Nouvelle-Zélande, il y a un peu plus de 2 ans, probablement le meilleur endroit sur Terre pour se calmer, se retrouver, rester zen et être en harmonie avec soi-même. Faire le point et mettre au clair ses idées. La beauté des fjords turquoises n’y était pas pour rien. L’année dernière, c’était à Bali (Indonésie), pendant 1 mois, sans technologie, sans portable, sans télé, sans ordinateur, sans Facebook, sans Twitter, sans mails, sans internet, sans rien. Un vrai bonheur. On re-découvre toutes nos sensations. Le goût à la vie “du terrain” même si ça peut paraître ridicule, essayez et vous comprendrez la force de cette déconnection. On fait davantage attention à tout ce qui nous entoure, on a aucune distraction technologique, on se concentre sur le présent, sur le moment, sur l’instant, sur ce qui se passe devant nous. Et surtout, le retour au business ensuite est efficace, fluide, on est davantage productif, davantage inspiré, davantage créatif.

Faire le break

Vous me direz: oui mais tout le monde ne peut pas aller à l’autre bout du globe pour se relaxer, et pas pendant un mois. Totalement d’accord, mais nul besoin d’aller très loin. Allez à la campagne, ou en banlieue, ou restez en ville, mais déconnectez, que ce soit une journée ou une semaine. Forcez-vous. On ne touche plus à son téléphone (autorisé pour l’alarme du réveil tout du moins), on ne regarde plus Facebook. Il suffit de s’organiser : prévoyez combien de temps, prévenez vos proches, partez là où vous avez envie d’aller, ce break n’est pas censé être une contrainte, loin de là.

Bref, tout ça pour dire que je pars maintenant faire un break de quelques jours, et que je serais totalement déconnecté, dénudé, à poil, sans rien. Et vous, c’est pour quand ?

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Notes

  1. jouanito posted this