Work hard vs. work smart

productivité

On nous dit souvent qu’il faut travailler plus. Travailler d’arrache-pied est considéré comme une preuve de ténacité, de force mentale et de réussite. Mais est-ce qu’il ne vaut pas mieux de travailler efficacement vs. travailler comme une brute ? Bosser de 8h du matin jusqu’à 22h tous les jours ne veut pas forcément dire qu’on bosse beaucoup, si on peut faire ce volume de travail en moins de temps.

Work hard : un leitmotive dépassé

On nous dit souvent qu’il faut montrer sa motivation. Mais ce n’est pas le nombre d’heures qu’on fait qui compte, c’est ce qu’on met dans ces heures. Si on passe 2h sur Twitter par jour, 1h à écouter de la musique, 1h à répondre à des mails peu utiles, 1h à surfer sur des articles sur BuzzFeed : on est de tout de suite beaucoup moins efficace.

On nous dit souvent que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, sous-entendu à ceux qui arrivent tôt au bureau. Je fais rarement des journées de boulot qui comment à l’aurore et qui finissent tard en soirée. Pourtant, ça ne veut pas dire que je suis moins productif que ceux qui font souvent des charrettes et des soirées boulot. Au contraire – je pense qu’il serait plus intéressant de faire l’éloge de l’efficacité (finir 100% de son boulot en 5-6h) vs. faire l’éloge du nombre d’heures travaillées (étaler son volume de travail sur une plage horaire hyper-large pour donner l’impression qu’on travaille beaucoup).

On nous dit souvent que pour mériter de profiter de sa vie perso (play hard), il faut être acharné au travail (work hard). Qui a dit que ce slogan était le bon ? Non, il faut assurer au boulot, il faut être le meilleur, il faut performer, il faut aller au delà des attentes, mais c’est dans la qualité de son travail que ça se fait, pas forcément dans la quantité et le nombre d’heures que vous faites.

Work smart : le nouveau mantra

J’arrive rarement au bureau avant 10h du matin, pourtant je suis levé depuis pas mal de temps et je passe environ 2h chez moi chaque matin pour commencer ma journée. Ça me permet de boucler tout ce que j’ai à faire pour que ma journée se déroule parfaitement : je lis et je réponds à mes mails perso, je trie et j’organise mes mails pro que je vais traiter dans la journée (je snooze les mails importants pour qu’ils reviennent dans ma boite de réception à 10h du matin quand j’arrive au bureau, ceux qui sont moins importants en début d’après-midi, et ceux encore moins urgents sont snoozés pour la fin de journée).

Bien-sûr,il y a des périodes qui nécessitent qu’on reste au bureau un peu plus longtemps, des urgences qui font qu’on va travailler plus que d’habitude pendant quelques jours : une campagne qui sort, une gestion de crise, un événement à organiser, une situation exceptionnelle qui se produit, etc. Et c’est normal, mais que cela reste exceptionnel et pas une habitude.

Bien-sûr, il faut s’adapter au rythme de son entreprise. On a tous des impératifs différents, des environnements différents, certaines entreprises sont plus matinales que d’autres, certains postes nécessitent plus de réunions et de déplacements que d’autres, certaines situations font qu’on travaille un peu plus que la moyenne. Mais ce qui est important, c’est de toujours penser à bosser efficacement, et de réduire le temps qu’on peut perdre dans une journée à être moins productif que son potentiel.

  • Germaiin Butrot

    Hello Alexandre,
    Je partage totalement l’idée du “Work Smart” surtout à l’époque du web & de la flexibilité dans le “mode de travail”. J’en profite pour te glisser un livre qui est très intéressant à lire : http://www.amazon.fr/La-semaine-heures-Travaillez-gagnez/dp/2744064173

    Il date un peu mais il est excellent :)